Selfie, anti-selfie

Je plante le décor.

Un matin, je surfe sur mon fil d’actualité facebook et je vois une image étrange, un peu dérangeante, mais envoûtante à la fois.

Aussi,  je lis les commentaires .
Truc* : « Regarde, machin , j’ai trouvé ta mère sur internet qui se prend pour Harry Potter ».
Machin**  : « LOL » !!!!!! t’es con toi. Mais j’taime qd ^m.  »
Truc*: « Putain, mais comment une grosse truie peut en arriver là ? Ces américains ils sont vraiment zarbis »
Machin** : « ben elle a pas trouvé sa chatte pour se le mettre, elle a trouvé que ses seins »…..

* Truc s’adresse de manière public à un ami de sa lite en tentant certainement d’être très rigolo.
** Machin flatté d’être dans une publication,  aime son ami « Truc »,  bas du front.
* &** Truc & Machin, vous expliqueront que les américains sont vraiment désespérants………

 

Je plante le décor.

IIU Susiraja est une artiste basée en Finlande qui s’est fait connaître concernant l’art de l’auto-portrait au sens large et surtout concernant la culture des selfies. 
Cependant, au lieu de poser coquettement, avec un signe de paix ou un visage et une bouche de canard, Susiraja se photographie dans des scénarios plus orthodoxes.
C’es à dire posant devant une table avec de la viande clouée ou accoutrée de manière très désinvolte de collants suspendu de ses seins !!!

Les photographies de Susiraja sont aussi banales qu’elles sont bizarres. Comme avec la plupart des selfies, l’objet de ses œuvres est prévisible et facilement disponible.
La plupart des photos sont prises chez elle, sans aucun effet spécial ou costume excentrique. Et pourtant, pour une raison inexplicable, les images obtenues sont très bizarre. Les découvrir produit un effet désorientant  mais malgré tout d’un troublant ennui. L’intrusion de l’anormal dans la sphère domestique donne une impression durable qui est à la fois choquante et enivrante.

«Je me photographie parce que c’ est le sujet que je connais certainement le mieux » explique Susiraja dans un courriel adressé à The Huffington Post. «je me mets en scène dans ma vie privée, qui est un moment de gloire. intervertir la vie privée à la publique est pour moi un refuge. La vie privée est pour moi très douloureuse.  » Le travail de Susiraja, quelque part entre celui de Francesca Woodman et Lena Dunham, explore les états de solitude pour aider les spectateurs à se sentir moins seuls. Comme elle le dit à Dazed Digital :  » L’anormal peut être normal.  »

 » La vie quotidienne est ma muse.  » Dit-elle. Ses clichés surprenants et hilarants montrent le potentiel sans fin qui se cache à l’intérieur du corps au repos. En s’utilisant elle-même comme une toile, les autoportraits de ne font pas que reprendre les codes des selfie contemporains, ils les révolutionnent radicalement..

Pour en savoir plus sur le sujet des anti- selfies, consultez le travail de Mélanie Bonajo


self service

self service

Rouleau à pâtisserie

Rouleau à pâtisserie

inconnue

inconnue

lumière

lumière

émérite

émérite

les carottes sont cuites

les carottes sont cuites

Pieds de Sac

Pieds de Sac

Entrainement

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soutien gorge

soutien gorge

Ne pas manger mon casse-croûte

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