Propaganda

Propaganda compte parmi cette multitude de groupes qui connurent une carrière aussi fulgurante qu’éphémère.

Mais Propaganda reste l’emblème d’une New Wave europénne et expérimentale emmenée par le producteur phénomène : Trevor Horn, fondateur de « The Buggles » (video killed the radio star, c’était lui), membre fugace de  » Yes « , producteur d' »ABC« , fondateur novateur du label « ZTT Records », producteur de « Grace Jones » et surtout inventeur du collectif expérimental qui va marquer l’histoire de la musique : « The art of noize »

Formé en 1982 à Düsseldorf, Propangda est d’abord un trio réunissant : Ralf Dörper; Andreas Thein et la chanteuse Susanne Freytag. ils sont remarqué Shaun Peel de la BBC et bientôt rejoints par le compositeur classique Michael Mertens et une seconde chanteuse Claudia Brücken.

Paul morley journaliste du « New Musical Express, présente alors Propaganda a Trevor Horn qui les signe sur « ZTT Records » alors tout nouveau label. Le groupe s’installe alors à Londres. Le single « Dr. Mabuse » sort en Angleterre le 7 février 1984.

Dr. Mabuse est un personnage inventé en 1921 par l’écrivain luxembourgeois allemand, Norbert Jacques, popularisé l’année suivante tout autour du monde par le film de Fritz Lang. Le clip est signé par Anton Corbijn, et ZTT Records publie une version de près de 11 minutes. Mais docteur Mabuse restera un One Shot pendant 17 mois. En effet, la sortie du premier album de Propaganda va-t- être retenue car ZTT Records et Trevros Horn sont débordés par l’inattendu et incroyable succès d’une autre formation maison « Franky goes to Hollywood. »

Le premier album de Propaganda « Secret Whish », sortira finalement en juillet 1985. Loué par la critique britanique l’album cartonne dans toute l’Europe et même aux états unis. A noter la contreverse qui accompagne la sortie du single « Pi marchinery » avec sur la pochette

du fameux auteur de science fiction J. G. Ballard faisant l’éloge de la bande a Baader.

Le producteur de génie Trevor Horn et l’une de ses œuvres, une de ses créations, Propaganda en 1984, son atmosphere industrielle, sa new-wave inquietante et ses expérimentations déstructurées  sur ce clip

 

 

ATTENTION : le texte ci dessus est le texte d’Yves Blanc pour la planète bleue du 20 juin 2015 podcast : ici. Je n’ai fait que retranscrire son texte sur mon blog en apportant des liens.

“At this time, the Baader-Meinhof – you know, that armed gang that came out very Left politically, robbed banks, killed some American servicemen in a raid, and all the rest – was at its height. Nobody could understand these people. They were all sort of well-to-do, middle-class, well educated kids from comparatively-speaking, rich families, who all took to ‘absurd violence’. Nobody could understand them. But suddenly I realised. My God, of course I can understand them. If you’re brought up in one of those suburbs around a German city where nothing is ever allowed out of place, where, because they were so terrified by the experiences of World War II and the Nazi epoch, that they’d go any length to make certain that everybody is happy, that everyone in school or kindergarten is dutifully equipped so there would be no deviance and no problems later… if you have a world like that, without any real freedom of the spirit, the only freedom to be found is in madness. I mean, in a completely sane world, madness is the only freedom!”

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